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Introduction
Cette rubrique présente une analyse des comptes 2000 des communes. Elle a été
réalisée à partir de l’exploitation quasi exhaustive des comptes de gestion des
communes de métropole et d’outre-mer tenus par les comptables du Trésor, receveurs
municipaux.
L’année 2000 est marquée par les évolutions suivantes :
- une modification de la structure des produits et des charges de fonctionnement
- un ralentissement de la croissance de l’autofinancement
- une progression soutenue des dépenses d’investissement direct
- une stabilisation de l’endettement à moyen et long terme
- un fonds de roulement et une trésorerie toujours élevés
En 2000, les produits de fonctionnement des communes atteignent 61,3
milliards d’euros (402 milliards de francs). Ils évoluent au même rythme que les
charges : + 0,6%.
La suppression des contingents d’aide sociale et la réforme de l’intercommunalité
modifient la structure des produits et des charges de fonctionnement. La taxe
professionnelle ne représente plus que 38,7% du total des impôts directs : les
communes ont transféré aux groupements près d’un cinquième de la taxe
professionnelle.
Malgré un léger repli de l’excédent brut de fonctionnement,
l’autofinancement reste élevé : 9,8 milliards d’euros (64 milliards de
francs).
L’investissement direct progresse de 17% en 2000, les communes
ayant réalisé 16,5 milliards d’euros (108 milliards de francs) de dépenses.
Depuis 1996, en raison de la forte croissance de
l’autofinancement, les communes dégageaient chaque année une capacité de
financement. En 2000, la tendance est interrompue car les ressources d’investissement
ne sont plus excédentaires.
La dette à moyen et long terme se stabilise à 51,4 milliards
d’euros (337 milliards de francs).
Le fonds de roulement reste élevé et la trésorerie continue à
augmenter mais cette évolution est surtout le fait des petites communes.
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