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Finances locales > Jurisprudence > Fiscalité
Les abattoirs municipaux constitués en régie directe qui assurent la gestion des services publics industriels et commerciaux indispensables à la satisfaction des besoins collectifs des habitants d'un département, d'une commune ou d'un syndicat de communes bénéficient de l'exonération de l'impôt sur les sociétés, de la contribution supplémentaire de 10% sur l'impôt sur les sociétés, de la taxe d'apprentissage, de la participation des employeurs à l'effort de construction et de la participation des employeurs aux dépenses de formation professionnelle continue. Un groupement de communes peut, par délibération avant le 15 octobre de chaque année, décider de soumettre des locaux situés dans des secteurs non desservis par le service d'enlèvement des ordures ménagères à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. En outre, l'exigibilité de la taxe n'étant pas subordonnée à l'utilisation effective du service, les propriétaires des habitations inoccupées n'en sont pas exonérés. Le Conseil d'Etat déclare irrecevable une demande tendant à la communication de la liste de l'ensemble des contribuables assujettis dans la commune aux impositions locales. Le juge rappelle que seuls les organismes d'habitation à loyer modéré et les sociétés d'économie mixte ne sont pas redevables de la taxe sur les logements vacants pour les logements attribués sous conditions de ressources. Par contre, les propriétaires publics de logements de fonction et les propriétaires privés y sont assujettis, ainsi que le prévoit l'article 232 du code général des impôts. Une collectivité territoriale qui conteste des exonérations qu'elle juge dépourvues de base légale peut demander une provision au juge des référés dès lors que l'obligation n'est pas "sérieusement contestable". Pour apprécier si une copropriété doit ou non être regardée comme desservie par le service d'enlèvement des ordures, la distance à retenir est celle qui sépare l'entrée de la copropriété du plus proche point de passage du service ou, le cas échéant, du centre de réception désigné par l'autorité compétente. Le régime juridique applicable à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, qui prévoit expressément que les locaux situés dans la partie de la commune où ne fonctionne pas le service d'enlèvement des ordures sont exonérés de la taxe, n'est pas applicable à la redevance d'enlèvement des ordures ménagères. Lorsqu'une collectivité publique confie la gestion de son domaine à une autre personne, les immeubles en cause conservent l'exonération de la taxe foncière à la condition que cette autre personne assure une mission de service public. Les logements affectés aux agents bénéficient de la même exonération si la nature des activités en cause justifie une nécessité impérieuse de loger du personnel sur place. Une commune ne peut pas instaurer une redevance d'entretien des espaces verts et de déneigement des parkings à la charge des copropriétaires des immeubles de la station, dès lors que ceux-ci ne sont pas propriétaires des espaces verts et des parkings en cause et n'en ont pas un droit d'usage spécifique. Une personne publique ne peut pas être condamnée à verser une somme qu'elle ne doit pas. Pour respecter ce principe, il convient de vérifier qu'il n'y a pas de différences disproportionnées entre l'indemnité de résiliation et l'indemnité qui serait due si le calcul avait été fait selon les règles classiques d'indemnisation. Dans le cadre de l'assainissement non collectif, une commune ne peut imposer à tous les habitants le paiement d'une somme forfaitaire en contrepartie d'un service dont ils peuvent bénéficier sans être tenus d'y recourir. La perception de cette somme, assimilable à une taxe, est illégale en dehors de dispositions législatives. La redevance d'enlèvement des ordures ménagères peut être calculée selon l'importance du service rendu aux usagers si des différences objectives de situation entre ces usagers, ou si une nécessité d'intérêt général en rapport avec les conditions d'exploitation de ce service le justifient. Toute personne dont l'habitation est rattachée à un réseau d'assainissement a l'obligation de payer une redevance, quel que soit l'état de ce réseau. L'obligation de transmission des rôles d'impôts locaux par l'administration fiscale aux collectivités locales, imposée par l'article L.135 du livre des procédures fiscales, porte sur les seuls rôles généraux et non sur les rôles supplémentaires. Réduction des indemnités versées par l'Etat aux communes résultant de la suppression des abattoirs communaux : le fait générateur de l'indemnisation est la date d'approbation de la suppression de ces abattoirs. Le centre national de la fonction publique territoriale est passible de la taxe foncière sur les propriétés bâties. Les organismes des communes sont exonérés de l'impôt sur les sociétés et de la taxe d'apprentissage dès lors que leur gestion a un caractère désintéressé et qu'ils rendent des services qui ne sont pas offerts en concurrence dans la même zone géographique d'attraction au même public par des entreprises commerciales exerçant une activité identique. Les locaux loués par un CCAS et affectés, dans le cadre d'un foyer, à l'hébergement individuel de personnes âgées qui en ont un usage privé et paient un loyer ne peuvent être regardés comme affectés à un service public au sens de l'article 1521, II du CGI et ne sont donc pas exonérés de TEOM. L'hébergement de personnes âgées par un CCAS dans un foyer-logement constitue un service public. Dès lors, les locaux pris en location bénéficient de l'exonération de la TEOM prévue par l'article 1521, II du CGI. |
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