|
CONTRATS
DE PARTENARIAT
Dialogue en ligne du 20 janvier :
le compte-rendu des débats
|
Vous avez été nombreux à dialoguer,
la semaine dernière, avec François Bergère, secrétaire
général de la Mission d’appui à la
réalisation des contrats de partenariat (MAPPP), sur
le thème : "Contrats
de partenariat et relance de l'investissement :
les nouvelles opportunités offertes aux collectivités territoriales". Vous
trouverez ci-après le compte-rendu intégral
des
échanges intervenus à cette occasion.
Nous voulons réhabiliter une partie de la mairie
(commune de 4.000 habitants). Un contrat de partenariat peut-il être
adapté à ce type de projet ?
Ce n’est pas l’objet même du contrat qui détermine
l’applicabilité du
régime du contrat de partenariat. On ne peut recourir au contrat de partenariat
que si après évaluation préalable, le projet répond à l’un
des trois critères juridiques d’éligibilité au contrat
de partenariat, à savoir la complexité ou l’urgence du projet,
ou lorsque l’évaluation préalable présente un bilan
plus favorable au contrat de partenariat qu’aux autres contrats de la commande
publique. Il reste qu’a priori, certains projets répondent mieux
que d’autres au régime juridique du contrat de partenariat ou aux
conditions économiques pour y recourir. Un simple projet de rénovation
d’une partie de la mairie d’une petite commune n’est pas, a
priori, un projet "taillé" pour un contrat de partenariat, sauf
démonstration
contraire dans l’évaluation préalable.
J’ai lu que dans le plan de relance du Gouvernement,
il allait y avoir des dispositions pour favoriser les contrats
de partenariat. De quoi s’agit-il exactement ?
Il s’agit de dispositions tendant à favoriser le financement de
ces projets en cette période de crise financière. Premièrement,
le bouclage définitif des modalités de financement du projet
pourra être différé après la remise de l’offre
finale. Ensuite, le législateur est revenu sur le mécanisme de
la cession de créance pour en préciser les modalités d'acceptation.
Enfin, l’Etat pourra garantir dans certaines conditions une part du financement.
S’agissant des recettes annexes provenant de la
gestion d'équipements mutualisés type restauration
: la personne publique doit-elle s'impliquer dans leur définition
?
Ce n'est pas la personne publique qui, au départ, détermine les
types de recettes annexes attendues. Par contre, elle doit valider les propositions
que lui fait dans ce domaine le candidat privé. La validation portant
aussi bien sur la nature des recettes annexes que sur leur montant et les modalités
de répercussion à la personne publique.
Le nouveau critère du contrat de partenariat "bilan
avantages/inconvénients" est-il une voie pour
accéder au dialogue compétitif même sans
complexité technique ? Ce critère est-il beaucoup
utilisé ?
Le critère, pour l'instant, est encore relativement peu utilisé,
compte tenu de son caractère récent. Il peut tout à fait
déboucher sur le dialogue compétitif si, par ailleurs, le projet
présente un caractère complexe.
Pour construire une nouvelle
station d’épuration,
peut-on passer un contrat de partenariat ?
La station d’épuration ou la station de traitement
des déchets
est, depuis l’origine, citée en exemple de réalisation
en contrat de partenariat, car mal adaptée aux délégations
de service public (le délégataire rechignant à voir sa
rémunération "substantiellement" liée aux
résultats de l’exploitation) et aux marchés publics classiques.
Une des premières réalisations en contrat de partenariat, en
2006, a d’ailleurs concerné une usine de traitement des ordures
ménagères à Antibes.
Nous étudions l'avantage que représenterait
un contrat de partenariat par rapport à un marché à bon
de commande pour la rénovation de 50% de notre réseau
d'éclairage public (environ 5.500 points lumineux).
Avec un budget d’investissement annuel alloué pour
l’éclairage public de 2 millions d’euros
par an.
Comment établir une comparaison entre :
- d’une part, dans l’hypothèse d’une continuation à l’identique
des prestations via la passation de marchés, ce que l’on peut
avoir pour 2 millions d’euros sur 15 ans ;
- d’autre part, avec le même volume de financement, ce que l’on
pourrait avoir comme amélioration dans la qualité des prestations
dans le cadre d’un contrat de partenariat conclu sur 15 ans élargi
le plus possible à des segments "productifs" ?
On peut d'abord rappeler que l'éclairage public, à ce jour, est
le premier secteur en nombre de contrats de partenariat signés, ce qui
dénote une bonne adéquation entre les enjeux du secteur et l'outil.
Pour pouvoir répondre à la question en termes financiers, il
faut passer par une analyse comparative, d'ailleurs requise par l'ordonnance,
et la commune devra s'attacher les services d'assistants à personne
publique dans le domaine de l'économie de l'éclairage public
et de la modélisation financière. C'est l'objet de l'évaluation
préalable.
Quels sont les nouveaux éléments sur le
mécanisme de cession de créance que vous évoquez
plus haut ?
A ce stade de la discussion au Parlement, l'aménagement consiste à préciser
que si la cession de créance peut intervenir jusqu'à 100% de
la redevance investissement et financement, l'acceptation de cette cession
est, elle, plafonnée à 80% de cette même rémunération.
Ces dispositions font l'objet de différents amendements qui vont être
débattus dans les jours prochains au Sénat.
J'entends
beaucoup parler des nombreux avantages que présente l'outil des contrats de partenariat, mais quels
peuvent être ses risques pour une collectivité locale
qui s'y engagerait ?
Le risque serait de rendre plus facilement réalisable et finançable
un projet qui ne répondrait pas à des considérations d'utilité socio-économique
suffisantes. Un mauvais projet reste mauvais, même en contrat de partenariat.
Notre
CCI souhaite réaménager, pour ses
services d'appui aux entreprises, un bâtiment vétuste
qu'elle a acquis auprès des domaines. Ne pouvant financer
sur fonds propres ces travaux, un contrat de partenariat est-il
adapté ?
L'insuffisance des ressources budgétaires n'est pas, en soi, une motivation
suffisante pour recourir au contrat de partenariat. Il convient, en tout état
de cause, de procéder à l'évaluation comparative requise
en termes de coûts, délais, risques et performance entre les différents
schémas juridiques envisageables. Pour une CCI, cette évaluation
devra être validée par la MAPPP.
Combien de contrats de
partenariat ont-ils été conclus
en France depuis l'entrée en vigueur du régime
et, selon vous, quels ont été les projets pour
lesquels ce régime était un vrai "plus" (et pourquoi)
?
Au 31 décembre 2008, 35 contrats de partenariat avaient été signés,
pour les trois quarts par des collectivités locales, sur un peu plus
de 170 engagés. A cela, il conviendrait d'ajouter les formules assimilables,
type BEA, BEH et AOT-LOA, pour lesquelles les chiffres précis ne sont
pas disponibles.
Si la cession de créance passe à 100%,
sur quelle masse financière appliquer les pénalités
au partenaire ?
Il faut d'abord rappeler que la cession n'est qu'une mesure de simplification
des circuits de paiement qui n'entraîne aucun engagement irrévocable
de payer par la personne publique. Cette garantie de paiement est liée à l'acceptation
de la cession aujourd'hui plafonnée à 80%, le calage final du
taux relevant de la personne publique. Enfin, on ajoutera que, par définition,
la rémunération correspondant à l'exploitation ne fait
jamais l'objet d'une cession.
Quelles sont les mesures concrètes qui permettront
d’accélérer la procédure de dialogue
compétitif ? Quel est le gain de temps escompté ?
Il n'y aura pas de disposition législative spécifique sur la
durée du dialogue compétitif. En revanche, il faut insister sur
le fait que la personne publique doit adapter le déroulé de la
procédure à ses besoins. Pour bénéficier du volet
aide publique au financement prévu dans le cadre du plan de relance,
les dialogues compétitifs devront déboucher avant la fin 2010.
Est-il
prévu de rendre communicable, de façon
généralisée, le rapport d’évaluation
préalable et ce, dès sa soumission à l’organe
délibérant afin d’autoriser le recours
au contrat de partenariat ?
Il n'est pas prévu de généraliser la communication du
rapport d'évaluation préalable au stade de la saisine de l'assemblée
délibérante. La seule obligation existante, selon la jurisprudence
de la CADA, est la communication sur demande de tous les éléments,
y compris le rapport et le contrat, après la signature de ce dernier.
Lors
d'une pré-évaluation (pas de prise
en compte du partage des risques, projet routier de plus de
200 millions d’euros), le bilan MOP est légèrement
favorable (quelques %). La prise en compte du partage des risques
lors de l'évaluation préalable est-elle de nature à inverser
le bilan, et si oui, pour quelles raisons et dans quelles proportions
?
On constate, en général, que les comparaisons avant prise en
compte des risques ressortent à l'avantage des solutions de type marchés
publics MOP, ne serait-ce que pour des raisons de coût de financement
plus faible. La prise en compte d'une allocation optimisée des risques
entre partenaires publics et privés permet généralement
d'inverser cet avantage comparatif
Sur le budget d'une collectivité locale, un contrat
de partenariat apparaît-il en section fonctionnement
?
La redevance globale due par la personne publique doit être ventilée,
aux termes de l'ordonnance, entre une composante investissement (correspondant
au remboursement du principal) et des composantes frais financiers et exploitation-maintenance.
Seules ces deux dernières composantes sont à inscrire en section
de fonctionnement.
Quand j'ai présenté à mon comité de
direction les grands principes des contrats de partenariat,
dans l'optique de la construction d'un nouveau bâtiment,
certains y ont vu avant tout une perte de contrôle sur
la réalisation de l'ouvrage par le partenaire privé,
contrairement à une MOP classique. Cette crainte est-elle
justifiée ?
En contrat de partenariat, la préoccupation première est de fournir
un service à la collectivité publique plutôt que de réaliser
un équipement. En ce sens, la collectivité publique doit plus
s'intéresser au résultat final qu'elle souhaite obtenir qu'aux
modalités de sa réalisation. Le contrat doit prévoir,
au-delà des objectifs de performance, une clause relative à la
qualité des ouvrages et aux modalités de contrôle par la
personne publique de l'exécution du contrat.
Un EPCI a-t-il l'obligation
de faire valider par la MAPPP le rapport d'évaluation préalable à un
contrat de partenariat ?
Non, puisqu'il est assimilé à une collectivité territoriale.
Pour autant, nous réservons le meilleur accueil aux saisines émanant
d'EPCI !
La MAPPP peut-elle corriger une évaluation comparative
dont elle jugerait les conclusions quelque peu hâtives
ou tout simplement mauvaises ? Peut-elle proposer une alternative
?
La MAPPP ne peut être juge et partie. Elle ne peut donc rendre un avis
sur un rapport qu'elle aurait rédigé même en partie. Pour
autant, le mode de travail habituel de la MAPPP suppose des itérations
avec les cabinets-conseil des personnes publiques.
Le plan de relance
activé par le Gouvernement
permet d'envisager une aide à l'investissement pour
le secteur public local. Si la part de subvention est importante
(aide publique, apport de terrain par une commune), le montage
financier en contrat de partenariat se justifie-t-il toujours
?
L'ordonnance ne précise pas ce que doivent être les parts respectives
de financement apportées par les partenaires privé et public.
Pour autant, si l'on souhaite responsabiliser financièrement le partenaire
privé au bon déroulement du projet, il convient de lui laisser
le portage financier d'un montant significatif de l'investissement global à réaliser.
Est-il
possible qu'un contrat de partenariat ne vise que le financement, la conception,
la construction de nouvelles installations ? Et pas l'exploitation qui, elle,
pourrait par exemple être assurée en régie ou en délégation
de service public.
Le contrat de partenariat doit recouvrir une mission globale incluant au minimum
financement, construction et, au titre de l'exploitation, l'entretien-maintenance.
Une
opération en contrat de partenariat peut-elle être
subventionnée et jusqu'à quel taux ?
Les projets menés en contrat de partenariat peuvent bénéficier
de subventions, tout comme ceux réalisés en marché public
ou en délégation de service public (article 25-1 de l'ordonnance
de 2004). Aucun taux de subventionnement n'a été fixé.
Est-il
vrai que les actifs liés à un contrat
de partenariat peuvent être enregistrés comme
actifs non publics, donc ne pas apparaître dans le bilan
de la personne publique ?
En comptabilité nationale, les critères définis par Eurostat
permettent en effet la déconsolidation des projets menés en partenariat
public-privé pour le secteur public, dès lors que les risques
sont réputés transférés majoritairement au privé.
Les normes de comptabilisation en comptabilité privée comme publique
sont encore en cours d'élaboration chez les organismes normalisateurs
comptables internationaux (IASB et IPSASB).
Pour le problème spécifique du renouvellement
des canalisations d'eau et d'assainissement, le recours au
contrat de partenariat peut-il se justifier dans la mesure
où le partenaire privé disposerait d'outils (dont
ne dispose pas a priori la collectivité) lui permettant
d'optimiser la performance technique des réseaux sur
le long terme (et dans cette mesure minimiser les coûts
de renouvellement et éventuellement d'exploitation)
?
Le partenariat public-privé n'est pas orienté spécifiquement
vers tel ou tel secteur. C'est un outil transversal dont l'intérêt
doit être mesuré ex ante au titre de l'évaluation préalable.
Parmi les facteurs susceptibles de faire pencher la balance en faveur du contrat
de partenariat figurent en effet, classiquement, des considérations
technico-économiques du type de celles que vous évoquez.
Le
recours à la procédure de dialogue
compétitif est possible lorsqu'un marché public
est considéré comme complexe. Comment apprécier
cette complexité ? A titre d'exemple, la réhabilitation
d'un nombre important de logements par un bailleur social (plusieurs
centaines) pourrait-elle être qualifiable de marché public
complexe ?
La complexité s'attache au projet et non pas au mode juridique (marché public
ou autre). Cette complexité peut s'apprécier sur plusieurs registres
: technique, fonctionnel, financier ou juridique (cf. la fiche explicative
rédigée par les services de la Commission européenne que
vous pourrez trouver sur le site de la MAPPP).
Le critère permettant la déconsolidation
serait-il lié à la part de financement privé ?
Non. Chez Eurostat, c'est le critère du risque. Et en comptabilité générale,
on s'oriente vers le critère du contrôle.
Au cours du dialogue
compétitif, y a-t-il un
nombre déterminé de dialogues entre personnes
publiques et privées à respecter ? Si oui, ce
nombre dépend-il du montant global du contrat de partenariat
?
Non. C'est la personne publique qui détermine le nombre de tours de
dialogue dont elle a besoin, trois étant un maximum à notre avis
(cf. charte du dialogue compétitif figurant sur le site de la MAPPP).
Pendant
la conception de l'offre, les candidats privés
peuvent-ils avoir accès à l'étude préalable
(ou du moins à certains éléments de cette étude)
?
C'est à la personne publique partenaire d'en décider. Si elle
décide de le communiquer, elle devra bien entendu le faire pour tous
les candidats.
Après attribution du contrat de partenariat,
les candidats privés peuvent-ils avoir accès à la
grille de notation ?
La réponse est dans l'article 9 de l'ordonnance : "en réponse à une
demande écrite d'un candidat évincé, la personne publique
indique, par écrit, dans les 15 jours, les motifs du rejet de son offre,
les caractéristiques et les avantages relatifs de l'offre retenue, ainsi
que le nom de l'attributaire du contrat."
Comment définir de manière équilibrée
pour la collectivité publique et ses cocontractants
des clauses de révision des prix (méthode de
fixation du montant du "loyer") applicables et valables sur
30 ans ?
Sur cet horizon temporel, il y a lieu de prévoir des clauses de révision
du type "benchmarking" (par comparaison aux prix pratiqués sur le marché au
même moment) et "market-testing" (organisation d'une nouvelle consultation)
pour limiter les risques de dérive des prix hors marché avec
le jeu des inflateurs contractuels.
Quelle est la procédure la plus simple pour la
préparation d'un contrat de partenariat et où la
trouver ?
Vous trouverez sur le site de la MAPPP différentes fiches pratiques
sur les étapes préalables au lancement d'un contrat de partenariat.
Pour toute question supplémentaire, n'hésitez pas à nous
adresser un message par l'intermédiaire de la boîte contact qui
figure sur le site.
Quelle est l’adresse postale de la MAPPP et
celle de son site ?
www.ppp.bercy.gouv.fr
L'adresse postale figure sur le site.
Existe-t-il des formations aux contrats de partenariat
?
Il existe de nombreuses offres de formation par les organismes
habituels. On citera tout de même "l’école des partenariats
public-privé" qui,
avec l’appui de la MAPPP, associe l’Institut de la gestion déléguée,
les universités Paris II et Paris X et l’Ecole nationale des ponts
et chaussées. Cette formation très complète s’étale
sur 16 semaines, à raison d’un après-midi par semaine.
On
entend à nouveau parler d'un projet de "code
de la commande publique". Les contrats de partenariat y seront-ils
intégrés ? Outre la codification de dispositions éparses,
cela va-t-il changer quelque chose au régime juridique
des différents outils contractuels ?
A ce jour, on ne sait pas encore si le projet de loi de relance
comprendra un volet "code de la commande publique". Si c'est le cas, il comprendra vraisemblablement
les contrats de partenariat et ce ne sera pas une codification à droit
constant.
Vous avez affirmé dans une interview il y a quelques
mois que le nombre de contrats signés allait s’accélérer
grâce aux possibilités offertes par la loi du
28 juillet 2008. Les chiffres confirment-ils votre pronostic
?
Le nombre de contrats de partenariat signés s’est ralenti du fait
de la crise financière, ce qui est vrai de tous les contrats publics.
En revanche, ce qui est remarquable, c’est que les collectivités
publiques continuent à travailler sur de nouveaux projets de contrats
de partenariat, en attendant une meilleure santé de la place financière.
C’est pour accélérer la prise de décision que la
loi sur la relance par l’investissement prévoit des dispositions
pour faciliter le financement de ces projets.
On a beaucoup parlé des emprunts "toxiques" des
collectivités ces derniers temps. Mais les partenariats
public-privé ne peuvent-ils pas, eux aussi, se révéler
toxiques dans quelques années ?
A priori, non, dans la mesure où le taux de financement est fixé dès
l'origine. Les partenaires du prêteur auront intérêt à surveiller
les modalités de financement du projet, car il n’est pas de leur
intérêt de voir la personne publique en difficulté de paiement.
De plus, on rappelle que pour les contrats de partenariat, toute personne publique
peut bénéficier de l’appui et des conseils de la MAPPP,
sur ce sujet comme sur tous les autres.
Pour un service d'eau ou d'assainissement,
considérant
que toutes les canalisations participent à un même
service, le périmètre d'un contrat de partenariat
peut-il être réduit à un sous-ensemble
de ces canalisations (par exemple les plus vétustes à l'instant
de la signature du contrat) ? L'esprit du contrat de partenariat
ainsi que sa durée longue impliqueraient-ils de considérer
plutôt l'ensemble du réseau et ses performances
globales ? Y a-t-il une obligation en la matière ?
Le contrat de partenariat doit répondre aux besoins de la personne publique.
La logique et l'efficacité appellent toutefois la définition
d'ensembles fonctionnels cohérents
Nous voudrions avoir des
informations assez précises
sur les contrats de partenariat. Avez-vous des correspondants
au niveau local ?
Il n’y a pas encore de correspondant local bien identifié mais
les MEEF (missions d’expertise économique et financière)
dans les trésoreries générales de région peuvent
servir de relais
Existe-t-il un guide méthodologique sur les
contrats de partenariat ?
Un guide existe sur le site de la MAPPP (www.ppp.bercy.gouv.fr).
La MAPPP travaille à la
réactualisation de ce guide, à la suite des différentes
modifications apportées à la législation et à la
réglementation applicables aux contrats de partenariat, à la
suite de la loi du 28 juillet 2008 et de ses décrets d’application,
de la loi de relance de l’économie et de la loi de finances rectificative
pour 2009.
De nombreuses PME craignent que le développement
des contrats de partenariat ne les privent de l’accès
aux marchés publics. Qu’en pensez-vous ? Leurs
craintes vous paraissent-elles justifiées ?
La part du contrat de partenariat que le prestataire privé s’engage à confier à des
PME ou artisans est un critère obligatoire d’attribution du contrat,
ce qui n’existe pas pour d’autres contrats de la commande publique.
Surtout, on peut relever que les PME peuvent être directement attributaires
de contrats de partenariat pour les projets les moins onéreux, comme
cela est déjà arrivé.